Chroniques mortelles

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NOUVEAU! L'actualité mortelle en image avec le roman-photo de la mort!


C.S.C.L.D.F

Voilà c'est la fin, this is the end. Pas mal après six années d'existence. Six ans, c'est un joli âge pour mourir, non? L'âge de la fraîcheur, de l'innocence et de la naïveté, après il est déjà trop tard. J'ai décidé de mettre un terme à ce qui devient un peu trop le pâle reflet de mon âme. Plutôt pas drôle du tout donc, alors qu'à l'origine le but est de faire rire. Allez, je pourrais vous faire pleurer une dernière fois, vomir une nouvelle fois sur cette société de merde qui nous grille à petits feux (mais que pourrait-elle faire d'autre?)...Société m'a tué? Comparer les infos toutes plus désespérantes, les injustices toujours plus flagrantes, toutes ces petites gouttes de vases qui font déborder l'eau (désolé c'est de la ressucée mais je l'aime bien celle-là)... bah non, rien de tout ça. Juste bye bye et à jamais, merci de m'avoir lu. Dîtes vous bien que vous êtes en enfer. Faîtes chaque chose comme si c'était la dernière fois. Consolez vous en écoutant les Young Gods par exemple, comme si c'était la dernière fois (CSCLDF) justement, ou en regardant un joli film comme "Last Days" de Gus Van Sandt.
Voilà, c'est la chronique anniversaire par excellence, mille bougies de mort qui illuminent mes pensées célestes. Plus spécialement dédiée à ma petite fée de la mort pour ses deux ans de non existence concrète. Et peut-être plus encore, spécialement dédiée à ma petite étoile de vie qui brille comme le dernier repère au-dessus de l'abîme. Happy birthday, one million kisses, mille milliards de choses très sympas et tout ça et tout ça...

juillet 2006

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Connardland.

Bienvenue à Connardland. Terre d'hypocrisie, de bassesse et de trahison.
C'est la dictature de la connardise voilée d'un zeste de démocratie, le règne de la médiocrité. Sois un pourri et tais-toi. On voit bien que les gens sympas n'ont pas d'avenirs quand ils commencent à déclarer deux trois conneries digne du plus gros des connards. Sarkozy, Royal, même combat: se faire élire. La société s'érige en parfaite gardienne de la connerie comme une marche à suivre. Qui voudrait élever les débats devrait bien se méfier. Toutes les publicités qui envahissent nos paysages en témoignent. Autant de slogans qui veulent dire: sois un connard et tais toi. Mange ce yaourt, il contient des graines de connarditude, c'est bon pour ta digestion.
En vérité, tout porte à croire qu'il vaut mieux se comporter comme un connard si l'on veut réussir dans la vie, si l'on veut être un connard "heureux", si l'on veut supporter la vie, déjà, ça suffira.

juin 2006

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La peau de l'ours.

C'est la guerre dans les Pyrénées françaises. On essaye de réintroduire de l'ourse sans l'accord de la populace. Des hordes de gugusses en colère se dressent sur la route de l'animal afin de le buter au plus vite. Aussi on organise des convois digne d'une star pour l'ourse. Au fait ça bouffe de l'homme, l'ours? La bonne mère de famille réfléchit et dit qu'elle ne laissera plus ces enfants aller se promener dans la montagne.
Personnellement, j'aurai plus confiance en l'ours qu'en l'être humain. Va te promener dans la montagne, ma progéniture, évite plutôt les endroits où il y a trop d'humains au mètre carré.
On vient de le voir en effet, la vraie vie pleine d'humains n'est pas très sure non plus pour nos enfants. Le Pen veut rétablir la peine de mort? Pourquoi pas? Mais alors juste pour lui, juste cinq minutes.

mai 2006

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Profession de foie.

J'ai parfois, peut-être, deux dossards. Vive la schizo-rebellion.
J'ai revu il y a peu un film que j'avais adoré au cinéma il y a plus de quinze ans: "Pump up the volume". En deux mots, un ado, timide en réalité, sème la zizanie dans son collège via les ondes radiophoniques. Au travers de son pathétique côté "film pour ado" se dégage une atmosphère lugubre, typique malaise américain. On y mange du désespoir à une sauce qui finit par bien prendre, et on y croît. Assez cosmique, de l'âge où l'on est censé avoir digéré depuis longtemps cette info: la vie ne serait finalement que cette grosse merde.
Je n'ai qu'un dossard. Celui de mon clavier de pasmalhitude.

mai 2006

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J'irai cracher sur ta propriété intellectuelle.

A toi connard (-asse?) qui lit peut-être cette chronique, sache que le résidu plagieux qui suppure de ta petite cervelle n'égale même pas la succulence du moindre de mes pets foireux*.
Où il est question de propriété intellectuelle.
Vaste débat. Jamais mon ambition n'a été de gagner ma vie de mes délires déblatérés ici, pas même d'engranger le moindre centime. Bien trop mauvais, on verra quand je lirai Joyce en V.F (très private joke que seuls les morts comprendront, draient, comprendraient). Peu importe. J'ai croisé parfois sur le web une ou deux de mes vannes, quelques broutilles éparses égarées hors du site de la mort mais en provenance de celui-ci (attention, je n'accuse pas sans être sur à 100%), recyclées sur des pages vulgaires, vagues feuilles de pompes décousues, merdes inutiles en deux mots. Hors question pécuniaire, il va de soi que je méprise totalement ces feignasses du neurone, cette basse attitude qui consiste à copier sans même en tirer la substantifique moelle, sans y ajouter un rien de bon et surtout sans citer la source.
Voilà, j'avais juste envie de cracher un peu sur ta gueule pour voir si demain, sur le site voisin, je n'apercevrai pas l'ombre d'un de mes glaires de roi du goudron.
*:Note de l'auteur: j'adore parler comme ça, je vous le dit, à deux néologismes par phrase mais les ailes Céliniennes toujours...

mai 2006

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Vive les cancéreux.

Chirac dévoile son plan anti-cancer. Attention, ça va faire mal. Il s'agit en somme d'un plan anti-addiction. Le genre d'esbrouffe liberticide grand public, pas de tabac, pas d'alcool, pas de cannabis, juste des industries qui fument et qui dégazent, des déchets nucléaires, au nom de la rentabilité économique... Vivre le plus longtemps au frais du con tribuable, voilà la règle d'or. Eliminer la mort. C'est pas un joli plan de rêve ça?
Bon, OK, j'avoue que ça me fait moyennement bander. C'est ouvertement une déclaration de guerre, à l'encontre de ce qui me fait écrire ces lignes, la mort! Et puis des plans comme ça, on peut nous en servir tous les jours. Depuis que le cancer est cancer, qu'a fait l'état pour aider la recherche à part subventionner des arnaqueurs à la Crozemarie et faire culpabiliser le bon chaland qui vient de perdre un proche et qui va bien faire un p'tit chèque à une ONG à deux balles?
PPPfffooouua*! C'est le genre de nouvelle qui me donne envie de me saouler à mort en fumant des gros pétards.
(*onomatopée caractéristique du cancéreux potentiel complètement addicted à la mort en train de vomir sur ses pompes)

avril 2006

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Chronique en poudre.

J'inaugure aujourd'hui, une nouvelle forme de chronique. La chronique lyophilisée, rajoutez juste un peu d'eau, faîtes bouillir, et ça suffira pour obtenir de la bonne soupe.
C'est très tendance le lyophilisé. Tout peut se lyophiliser: l'aliment, la pensée, l'émission de télé. Moi même, je me lyophilise à vue d'oeil. Peut-être devrais-je rajouter de l'eau dans mon alcool ou dans le feu de rage qui me lyophilise de l'intérieur...
J'entendais un type très bien clamer dans une émission lyophilisée à la télé: le suicide, c'est l'impossibilité de vivre les cinq prochaines minutes (ou quelque chose s'en rapprochant)... Alors la vie, c'est comment faire pour continuer à vivre "toutes les cinq minutes" qu'ils restent. Je vous laisse réfléchir là-dessus comme disait un abruti dans une autre émission lyophilisée.

avril 2006

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Villes, pains et avenir.

Ma fenêtre est un magnifique reflet de la société. De celle-ci, j'entends les moutons bêler dans leur pré en face. Lorsque j'allume ma télé, c'est la même chanson.
Quand on sait que d'après les sondages, les jeunes voteront en majorité pour Sarkozy et pour Le Pen, mieux vaut en rire. Les jeunes, c'est tous de futurs CRS en puissance, un métier d'avenir, sans CPE, tout ça...
Si le malaise est flagrant, il ressemble avant tout à une manoeuvre politicienne pour mettre le renard Sarkozy sur un piédestal pour 2007. On se demande quel type d'orgueil mal placé peut pousser notre premier ministre à se décrédibiliser de la sorte. Soyez certains, que ce projet adopté sans 49-3, avec peut-être une ou deux retouches ridicules, serait passé comme une lettre à la poste.
Tandis que la grogne monte, je me régale dans ma campagne où plus rien ne peut m'atteindre, sur la voie de la désociabilisation parfaite... loin des villes, des pains qui fusent, des jeunes, des vieux...
L'avenir, en somme, je vous le dit, c'est de trouver un lopin de terre où l'on peut commencer allègrement à creuser son propre trou. J'arrête là, sinon c'est la métamorphose en Francis Cabrel assurée...

mars 2006

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Pièges jaunes.

Selon un conseiller municipal de Montélimar, Bernadette Chichi financerait ses déplacements promotionnels "collecte de pièces jaunes" à l'aide de ces mêmes pièces jaunes. TGV affrétés spécialement et séjours en hôtels de luxe, donnez c'est pour la bonne cause!
Et oui, on va encore dire qu'on crache toujours dans la bonne soupe de l'humanitaire mais personnellement, ça me ferait ch.... de payer ne serait-ce qu'un petit café à la première monstruosité de France.
Moralité: donnez vos pièces jaunes aux clochards de votre rue, ça redressera l'économie du gros rouge qui tâche mais à choisir... je préfère le gros rouge qui tâche à la grosse tâche qui bouge (bon d'accord elle est un peu facile celle-là).

mars 2006

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Maison Borgniol.

On se croirait de retour à l'époque bénie des pestes, choléras, scarlatines, j'en passe et des meilleures, qui en un court moment pratiquaient une sélection naturelle non négligeable. Idéal pour ne pas avoir à payer les retraites de tous ces vieux.
La mort ne peut que s'en réjouir! De la maladie, de la paranoïa, en veux tu en voilà.
Le virus H5N1, selon les pires scenarii catastrophe, ce pourrait être ça, une période faste pour les marchands de cercueils. Ou alors une suite logique à la fièvre aphteuse et à Creutzfeld-Jacob. Ben alors, la myxomatose, la tremblante du mouton... Tous devenir végétariens?
Courrez tous chercher votre vaccin et votre masque, braves moutons. Pendant ce temps là, on pourra profiter de l'air pur et de la liberté de crever dans nos poulaillers. H5N1, ça ressemble à un mot de passe pour l'au-delà, ça!

mars 2006

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Salut Milo!

On est tous content comme tu es mort, vieille canaille. Ah, personne pour pleurnicher. Aujourd'hui, pourtant, Hitler est probablement plus célèbre que euh... Léon Blum?
Postérité pour Slobodan Milosevic. Tu pourras toujours discuter de la Grande Serbie en enfer. Que dire de plus? On ira tous vomir sur ta tombe connard?
Remarquez comme la liberté d'expression ne tient qu'à un fil, remplacez le nom Milosevic par celui de Blum, au hasard, et vous êtes antisémite. Et encore je n'aborderai point l'idée de le remplacer par le nom d'un prophète ou autres divinités quelconques, ma vie étant encore précieuse pour quelques membres de ma famille.
La liberté d'expression ne tient qu'à un nom utilisé opportunément. Qui d'autre que moi laissera une épitaphe au pire salaud de la terre? Style: allez, on se retrouvera en enfer Milo.

mars 2006

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Roule ma poule.

Grippe aviaire ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire (La une de tous les journaux cette semaine).
Il faut faire:
- cuire sa viande
- mettre des masques anti-poulets comme dans les émeutes
Il ne faut pas faire (houlala non!):
- l'amour à un volatile de quelque sorte que ce soit (même avec un préservatif) à moins de le faire cuire avant à 70°C
- de transfusions sanguines de volatile (de quelque sorte que ce soit) à humain, ni le contraire du reste sauf cas de nécessité absolues (douleurs abdominales, femmes enceintes, etc...)
Bon, tout ça mêlant fiction et réalité, bien entendu, pour rappeller qu'il y a toujours plus grave que grave.

février 2006

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Triste réalité.

Quand j'écoute les maliens d'Amadou et Mariam, je ne me sens soudain plus guidé par la raison. Fasciné littéralement par la simplicité et la naïveté de leurs textes (enfant de 10ans?) pourtant d'une efficacité terrible, renforcée dans le pathos par le fait qu'ils soient non-voyants, en tous cas de bonnes crises de rire en perspective pour un européen moyen comme moi!
Il y a des moments où tout vous gonfle, tout vous pèse sur les nerfs et vous vous transformez en cocotte-minute, déçu, que dis-je dégoûté que vos conditions de vie se dégradent à ce point. Envie de fuir cette nouvelle France où l'on ne fait plus un pas sans croiser un flic, un radar automatique ou simplement, puisque c'est le gimmick de la chronique, un imbécile heureux.
C'est le syndrome de la fuite en avant. Allez, Sarko, mets moi dans le premier charter pour Bamako que j'aille vérifier si c'est aussi beau que ça la simplicité. Il y a surement des choses importantes à faire encore, là-bas.

février 2006

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